Entretien avec un fauve dans la jungle alimentaire

Entretien avec un fauve dans la jungle alimentaire

Gilles Lartigot : «On est ce que l’on mange»

Actualités, Rencontres | Par Fabienne le 06 janvier 2016
Entretien avec un fauve dans la jungle alimentaire

Nos choix alimentaires définissent notre santé et conditionnent l’avenir de nos enfants. Gilles LARTIGOT délivre un constat brut des dangers de notre alimentation moderne et de l’impact sur le développement des cancers, des AVC et des maladies chroniques, fléaux de notre  société.
Il a écrit un livre fort et original en passe de devenir un phénomène et qui fait le buzz sur les réseaux sociaux.
Il m’a reçu dans sa cuisine un dimanche après-midi, il préparait du pain d’épices…
 

Fabienne : Gilles Lartigot, vous avez écrit un livre bien documenté, dans une écriture simple qui le met à la portée de tout le monde. Un livre abordable, qui ne culpabilise pas son lecteur, c’est rare sur ce thème. Et en plus il est beau !
Gilles Lartigot : Mon père était imprimeur donc je suis très attaché aux livres. Lors de mes enquêtes je me suis beaucoup documenté, j’ai beaucoup lu de livres sur le sujet et je me suis fait la même réflexion que vous : ils sont tous très intéressants mais quelquefois pas forcément accessibles au grand public et moi je voulais justement témoigner de mon expérience et rendre l’information accessible au grand public. C’est la raison pour laquelle je l’ai écrit avec des chroniques courtes, le livre peut se lire de façon non chronologique. Je l’ai fait avec mon épouse qui a fait toute la partie photo et la partie mise en page. On a attaché beaucoup d’importance à  la présentation, à la lisibilité aussi, les caractères sont assez gros. On a travaillé aussi sur la qualité du livre, du papier, pour avoir un ressenti, un toucher. Cet aspect brut ça rend le livre assez cohérent et ça explique un peu le succès je pense du livre.

 

F. : Comment en êtes-vous arrivé à écrire ce livre, quel est votre parcours et qu’est-ce qui vous a conduit à ce travail ?
G. L. : Le déclencheur ça été un changement de vie. Avec mon épouse nous travaillions dans le domaine de la communication et on a décidé à un moment donné de tout lâcher pour changer de vie et changer de continent aussi puisqu’on est parti vivre au Canada. Ça été aussi les enquêtes qu’on a fait dans le milieu de l’élevage industriel pour témoigner de ce que subissaient les animaux d’élevage. Ça nous a profondément marqués et du jour au lendemain je n’ai plus consommé de viande parce que j’ai vu des choses que je n’aurais pas dû voir dans les élevages industriels et dans les abattoirs. Ensuite on s’est intéressé à la toxicité de cette viande-là, de la viande industrielle. La viande industrielle est boostée aux antibiotiques, la nourriture qu’elle reçoit n’est pas adaptée et rend cette viande toxique avec beaucoup trop d’oméga6 qui sont des acides gras inflammatoires, plus bien sûr la maltraitance que subissent les animaux. On est dans une société où si on a encore un peu de moralité on ne peut pas accepter ce genre d’élevage. Donc ça a été vraiment le déclencheur d’une nouvelle façon de nous alimenter puisque lorsqu’on arrête de manger de la viande il faut s’intéresser à d’autres formes d’alimentation. On s’est intéressés avec mon épouse à toute l’alimentation dite alternative et notamment l’alimentation végétale.

 

F. : On a l’impression que les gens sont perdus à l’heure actuelle dans l’avalanche de scandales alimentaires et que du coup ça les empêchent de prendre des décisions. On ne sait plus par où commencer et où s’orienter quand on veut bien s’alimenter. Alors selon vous quelles seraient les habitudes que l’on pourrait facilement corriger pour reprendre en main son alimentation. Par quoi pourrait-on commencer?
G. L. : Déjà la première étape c’est de s’informer par des sources indépendantes parce qu’aujourd’hui il y a beaucoup de désinformation sur l’alimentation. Il y a des lobbies qui sont très forts. L’industrie agroalimentaire c’est le premier secteur industriel français donc ce sont des gens qui sont puissants qui financent des lobbies pour faire pression au niveau de nos hommes politiques. Ensuite il faut prendre des décisions, on peut choisir lorsqu’on a différentes informations.
Après il faut à tout prix se rapprocher des marchés paysans qui permettent de se reconnecter à des achats qui vont être beaucoup plus naturels. On a la chance en France d’avoir des marchés paysans ce qui n’est pas le cas au Québec ou aux États-Unis, on a la chance en France d’avoir accès à cette nourriture non transformée. Et ensuite il faut essayer de ne pas acheter sa nourriture au supermarché, éviter tous les plats industriels donc tous les plats préparés, ce qui veut dire qu’il faut réapprendre à cuisiner. Il faut se réapproprier cette information qu’on a un petit peu perdu à cause de notre société moderne parce qu’on n’a pas le temps. Ce n’est pas une problématique de prix, souvent on dit que bien s’alimenter ou s’alimenter bio ça coûte cher et ce n’est pas forcément le cas lorsqu’on fait des achats intelligents, lorsqu’on arrête d’acheter des choses qui ne sont pas essentielles pour notre santé. Aujourd’hui on s’alimente plus par gourmandise, par goût, c’est bon au goût mais ce n’est pas forcément bon pour notre santé. Il faut se réapproprier du temps pour faire sa cuisine et cuisiner surtout avec des aliments non transformés, des aliments qui n’ont pas été transformés par des industriels. Donc ça c’est vraiment les grandes étapes qu’on doit franchir puisqu’il faut faire cette modification petit à petit, on ne peut pas la faire brutalement. Moi je ne suis pas un militant anti viande, ce n’est pas parce que je n’en mange pas que je vais obliger les autres à ne plus en manger. Mais si on continue à consommer de la viande, il faut beaucoup moins en consommer parce aujourd’hui on en consomme 80 kg par an et par habitant, ce qui est énorme, il faut diminuer cette consommation de produits animaux au bénéfice d’une alimentation végétale.

 

F. : Dans votre livre vous en parlez beaucoup du temps qu’il faut prendre pour cuisiner, pour s’informer, pour s’approvisionner mais beaucoup de gens dans notre société se sentent débordés de travail. Vous, ce temps, comment faites-vous pour le trouver ?
G. L. : C’est une bonne question. On a chacun des priorités, alors c’est vrai qu’aujourd’hui on passe beaucoup de temps notamment dans les transports en commun, au travail, dans les divertissements... Il y a beaucoup de contraintes que nous impose la société moderne. Avant les femmes ne travaillaient pas, restaient à la maison, c’est elles qui s’occupaient un peu du foyer, de l’éducation des enfants et puis... de la cuisine. Ce n’est pas si vieux que ça, c’était dans les années 60. Aujourd’hui le couple travaille, donc il faut dégager du temps. Il se trouve qu’on regarde beaucoup la télévision, en moyenne c’est 4 heures par jour par habitant, à mon sens c’est beaucoup, on peut toujours trouver du temps pour l’affecter à nos priorités. Et si notre santé c’est notre priorité, si la santé de nos enfants est notre priorité, il faut absolument que notre alimentation devienne notre priorité.

Ensuite c’est à chacun de trouver ce temps. Nous on l’a trouvé avec ma femme parce qu’on travaille à la maison, on est indépendants et en plus on travaille dans ce domaine, donc pour nous c’est plutôt facile. Mais j’aide aussi mes lecteurs à réfléchir à leurs conditions de vie, à savoir qu’on peut grappiller du temps. Il faut s’organiser le week-end : par exemple là on est dimanche, voyez je fais des gâteaux, j’en ai fait partir deux, ça va me faire la semaine à peu près. On peut s’organiser pour ne pas faire la cuisine tous les jours, il faut toujours faire plus pour réserver au réfrigérateur et n’avoir plus qu’à réchauffer. Lorsqu’on fait cuire du riz complet qui demande 40 minutes de cuisson, on ne va pas le faire tous les jours, il faut en faire une fois pour 3 ou 4 jours. C’est pareil pour les pommes de terre. Moi je mange beaucoup de  cru, donc là il faut faire les courses au moins une fois par semaine pour avoir des légumes qui sont corrects, je consomme beaucoup de fruits, ce ne sont pas des choses qui demandent  beaucoup de temps. Généralement je prépare le repas en 15, 20 minutes maximum. Donc je pense que chacun peut trouver du temps pour se remettre à faire la cuisine, c’est vraiment une question d’organisation. Et c’est des choix : comment affecter son temps aujourd’hui ?

 

F. : Je vais me faire un peu l’avocat du diable, qu’est-ce qu’on gagne à changer d’alimentation ?
G. L. : Ce qu’on gagne si on va vers une alimentation plus saine : on est en bonne santé, on a plus d’énergie, on est beaucoup plus calme, on dort mieux, on a moins peur des petits bobos qui peuvent nous arriver, on tombe beaucoup moins malade. Et ensuite, même si on est malade, il y a une alimentation qui guérit. Ça aussi on en parle peu : l’alimentation est quand même la base de notre santé donc c’est très important.

 

F. : La préoccupation de beaucoup d’entre nous c’est comment faire pour convaincre et informer nos proches. Votre livre c’est certainement une bonne manière mais quand on n’écrit pas qu’est-ce qu’on peut faire ?
G. L. : Moi je n’ai pas écrit ce livre pour convaincre, j’ai écrit ce livre pour informer, pour qu’il soit une espèce de prise de conscience, c’est pour ça que je parle beaucoup de moi, de ce qui nous est arrivé avec ma femme ces dernières années et qui nous ont fait prendre conscience que l’alimentation est très importante. Ensuite c’est à chacun de faire ses choix. Déjà il faut le faire pour soi, pour sa famille, pour son couple, pour ses enfants. Je ne pense pas qu’il faille chercher à convaincre les autres. J’ai écrit le livre pour avoir un échange individuel car quand la personne lit le livre c’est un individu. Ensuite je crois beaucoup à la communication dans un couple ou dans une famille donc il ne faut pas que ce choix soit adopté juste par une seule personne. Ce n’est pas un régime c’est un mode alimentaire et ce mode alimentaire se fait dans la famille. Donc je ne cherche pas forcément à convaincre les autres parce qu’on s’épuise beaucoup, il y a des gens qui sont fermés qui ne sont pas aussi ouverts à un changement donc il faut aussi respecter le choix de chacun. Vous savez quand on parle d’alimentation il faut rester très humble parce que c’est une science qui est tout à fait nouvelle, on n’a pas encore tout découvert de la puissance de l’alimentation, il faut rester vraiment humble lorsqu’on donne des conseils, j’essaie juste d’informer les gens de la toxicité de l’alimentation d’aujourd’hui. 80% de notre bol alimentaire est constitué d’aliments transformés donc ça c’est beaucoup trop, on a un corps qui est très acide parce qu’on mange beaucoup trop de viande, on mange beaucoup trop de céréales, trop de sucres, trop de gras, l’alcool aussi est acidifiant, le café aussi, il faut alcaliniser notre corps pour avoir un équilibre acido-basique qui soit correct puisque le pH de notre corps c’est 7,34 comme notre corps est constitué à ¾ d’eau il faut que le pH soit neutre. Donc il faut augmenter sa part d’aliments alcalins et ces aliments alcalins nous les trouvons dans les végétaux, dans les fruits, dans l’eau, donc il faut vraiment privilégier ces aliments alcalins pour avoir un équilibre acido-basique. Après il faut juste servir peut-être d’exemple et en parler à ses proches mais de façon pas trop passionnée parce que souvent on a tendance à s’emporter, on a tendance à faire passer des informations de façon un peu brutale. Pour ma part je ne cherche pas à convaincre je cherche juste à informer.
 

F. : Comment faites-vous pour trouver des informations qui soient indépendantes ? C’est très compliqué, on a toujours l’impression qu’il y a des lobbies derrière, même quand les informations vont dans le sens de ce que l’on pense, comme par exemple les dernières recommandations de l’OMS sur la viande.
G. L. : C’est vrai que cette enquête de l’OMS de dire comme ça la viande est cancérigène, c’est présenter la chose d’une façon trop brutale parce qu’on ne peut pas dire que la viande est cancérigène, c’est en fait trop de viande et surtout trop de viande industrielle. Le cas de la charcuterie est un peu à part, dans la charcuterie il y a des nitrates, des nitrites de sodium qui sont eux cancérigènes, ils sont dans toute la charcuterie pour la conserver, pour la colorer. Le jambon est fortement toxique même le jambon bio puisqu’il y a du nitrate de sodium dans les produits bio également. Il ne faut pas faire confiance à 100% au bio surtout qu’aujourd’hui il y a beaucoup de bio industriel.
Alors les sources indépendantes on les trouve avec des auteurs qui aujourd’hui ont travaillé dans le milieu, je pense à Pierre Hinard qui a écrit le livre « Omerta sur la viande » qui est quelqu’un qui était responsable qualité dans un abattoir durant 10 ou 15 ans, donc il a la légitimité de dire ce qui se passe. Il parle des problèmes de remballe, c’est à dire que la viande revient dans le circuit après avoir dépassé la date de péremption, l’abattoir la reconditionne pour les distributeurs low-cost  et peut repartir encore pour la fabrication de plats préparés.
Je pense à Christophe Brusset qui a travaillé dans l’industrie alimentaire qui a écrit ce livre « Vous êtes fous d’avaler ça », c’est un livre à charge contre les industriels, on y voit tout le processus d’aliments qui ne sont pas forcément propres à la consommation qui vont être transformés pour se retrouver sur nos étals et dans notre nourriture.
Après il y a des maisons d’édition, je pense à celle de Thierry Souccar qui a écrit « Lait, mensonges et propagande ».
Il y a des personnes comme le professeur Henri Joyeux qui est un cancérologue.

Ce qui nous a fait beaucoup de mal c’est l’industrie agro-alimentaire. Quand je vois des lobbyistes comme Jean-Michel COHEN qui travaille pour des groupes comme Nestlé ou Danone et qui vont revendiquer l’importance du lait, ces gens-là sont de simples nutritionnistes, ce ne sont pas des cancérologues comme le professeur Joyeux qui lui, alerte vraiment sur les dangers du lait, ça c’est une question de bon sens.
Et je dirais de ne pas faire confiance aux études qui sont financées dans des buts précis mais d’être vigilant sur ceux qui les financent. Si aujourd’hui on dit qu’on mange bien, que la pyramide alimentaire, est correcte, comment se fait-il qu’on soit de plus en plus malades, ce n’est pas logique. Après on dit qu’on vit plus vieux qu’avant, c’est faux parce qu’avant il y avait beaucoup de mortalité infantile et on a juste à regarder autour de nous : regardez le nombre de personnes qui sont malades, les hôpitaux en sont bondés. Les gens sont malades de plus en plus jeunes en plus.
Dans les années 60 est apparue l’industrie pharmaceutique qui vend aujourd’hui beaucoup de médicaments. Et quand on sait que sur les 6000 médicaments qui sont dans le Vidal il y en a à peine 60 qui sont vraiment très efficaces on est à même de se poser certaines questions. Il faut faire appel au bons sens. Moi je ne suis pas pour un retour en arrière. Je dis juste aux gens de retourner aux vraies valeurs des aliments en ayant une alimentation saine avec des aliments non transformés, de se remettre à faire la cuisine et surtout de ne pas faire confiance aux industriels. Il se trouve que tous les additifs que l’on trouve dans notre nourriture sont des additifs chimiques, et toutes ces molécules chimiques sont nocives pour notre corps. On a la chance aujourd’hui avec internet et même avec certains médias français qui en parlent, de dévoiler certains dangers de notre alimentation. Il ne faut pas devenir paranoïaque mais il faut faire de plus en plus attention. Les choses changeront par elles-mêmes, c’est une question d’intérêts financiers. Les industriels sont en train aujourd’hui vraiment de se questionner. On voit par rapport au développement du marché bio, ils se disent que ça représente quand même un marché intéressant, mais ça reste des produits transformés. Il faut vraiment se réapproprier notre cuisine, faire des choses simples, bien s’organiser et puis très important il faut toujours se faire plaisir et ça c’est une question primordiale parce que si on s’oblige à manger quelque chose notre corps ne va pas forcément l’assimiler. Il ne faut pas que ce soit une contrainte, il faut cuisiner avec amour, il faut manger avec plaisir. C’est pour ça que j’essaie de faire des recettes qui soient goûteuses sans obliger les gens à bannir la viande. Toutes les recettes que je fais sont véganes, végétaliennes, c’est à dire sans produits animaux la plupart du temps. Mais j’ai des poules et je consomme des œufs, je consomme du miel parce qu’il est produit de façon éthique avec de petits apiculteurs. Il faut savoir que 30% du miel qui est vendu en supermarché est du faux miel, très souvent en provenance de Chine, avec juste du sirop de glucose, il n’y a pas de miel dedans. Et ça par contre on ne peut pas l’identifier, il faut voir au niveau des étiquettes lorsque c’est écrit « origine hors Union Européenne » c’est très souvent synonyme de Chine. L’alimentation c’est un business donc les industriels ne sont pas là pour garantir notre santé, ils sont là pour faire de l’argent. Moi je préfère donner mon argent à un paysan qui produit lui-même et puis après faire les recettes à la maison dans ma cuisine. Mais on peut toujours se faire plaisir avec un bon chocolat, une bonne glace... J’ai banni le Coca Cola aussi mais ce n’est pas un verre de temps qui va nous faire du mal, c’est toute l’accoutumance qui est nocive, celle qu’on crée depuis l’enfance avec le sucre par exemple. Tous les goûts ont été modifié, les enfants ont besoin aujourd’hui de goûts très sucrés, très forts, très prononcés, ils n’ont plus la subtilité qu’on a dans le palais lorsqu’on recommence à mange des aliments sains ne serait-ce que de simples fruits. Il faut réhabituer nos goûts et former nos enfants et leur faire prendre conscience qu’ils sont ce qu’ils mangent. Je suis plutôt optimiste parce qu’en France contrairement au Québec on a encore des ressources alimentaires au niveau de notre terroir et on produit quasiment toute l’année.
 

 

 

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EAT : chroniques d’un fauve dans la jungle alimentaire
par  Gilles LARTIGOT
Ed. Winterfields
28 €  
320 pages

 

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